Avertissement
Remix, sample/échantillonage, medley... Depuis plusieurs années, la technologie a
permis de récupérer des fichiers musicaux et de les mélanger avec d'autres, déjà
existants ou créés pour l'occasion. D'abord cantonné au son, le phénomène se
propage aujourd'hui à la vidéo et des mash up mixant simultanément des pistes
audio et vidéo s'autorisent à la re-création, au recyclage et au remake de films et de
musiques.
Grâce aux techniques du numérique, le "mash upeur" emprunte à l'un, l'ajoute à
l'autre et remodèle les oeuvres pour n'en faire qu'une. Du simple extrait de séquence
au remix d'un titre en passant par le bootleg pirate, le mash up d'oeuvres existantes
est une pratique de plus en plus fréquente. Des radios en diffusent, des soirées
100% mash up s'organisent, des bandes-annonces de films sont produites ainsi...
Tolérée en live, la diffusion de ces productions sur CD ou DVD restent très limitée en
raison d'une gestion des droits particulièrement complexe. Internet reste donc le
principal vecteur de diffusion des mash up, où ils circulent gratuitement et ne
génèrent de droits ni pour les auteurs originaux ni pour les créateurs de ces oeuvres
composites.
Cette table ronde a été l'occasion de questionner ces nouvelles pratiques, de cerner
les enjeux de la diffusion de ces oeuvres et de mettre en débat la simplification de la
gestion des droits.
Cependant, ce nouveau secteur de création est en cours de défrichage et il est possible
que certains propos contiennent quelques inexactitudes ou approximations.
Aussi, le débat reste ouvert et nous continuerons à publier vos réactions et contributions futures
par mail ou en vidéo.
Nous publions aussi quelques contributions qui, pour des raisons techniques,
n'ont pas pu être diffusée dans la restitution vidéo...
Maurice Lidou Directeur du TILT Festival
Pour en savoir un peu plus et voir quelques exemples :
http://www.irma.asso.fr/A-LA-SAUCE-MASH-UP-Mash-up-bootleg?xtor=EPR-30
Mash up entre deux eaux
Mathias Milliard, (2009-03-27)
Suite au débat, une question me revient toujours, celle posée dans la deuxième vidéo d'Olivier Mahieux : l'esprit du mash up n'est-il pas de rester diffuser "librement" sur le web ? La question s'impose d'autant plus que, si une volonté de clarification existe, les contraintes allant avec semblent peu acceptées. Or on a rien sans rien...
Donc libre et pirate sur le net sans rémunération ? ou en règle, générant des droits mais avec des cadres contraignants ?